Expo « La mode en France, 1947-1957 » au Palais Galliera

mode années 50

Elle a démarré le 12 juillet et prendra fin le 2 novembre. L’expo « La mode en France, 1947-1957 » au Palais Galliera nous invite à (re)découvrir la mode des années 1950.

Les expos du Palais Galliera sont toujours un moment hors du temps que je me suis interdit de manquer. Autant dire que ne pas mettre un pied dans l’antre du bonheur afin d’y découvrir les premiers pas de ce qui est aujourd’hui une obsession aurait été une grave erreur.

La rétrospéctive s’ouvre sur une mosaïque de couvertures de magazines, celles d’un Paris Match d’une autre époque. Le pan de mur suivant nous accueille, lui, sur les Une du Elle, non moins vintages. Les titres, inévitablement, nous arrachent un sourire difficile à réprimer, par leur singularité et leur aplomb… plein de promesses.

« Vous pouvez toutes avoir du succès. »

A l’ère des jupons, guêpières, robes de cocktails et autres escarpins pointus, la couture se présente sous une féminité grandement assumée, faisant face, parallèlement, à la démocratisation massive d’une mode nouvelle : celle des pulls cintrés et des jeans, suite logique à la génération du baby-boom.

On découvre que l’année 1947 marque notamment la première collection de Christian Dior pour sa maison de couture. Au lendemain de la guerre, la femme se révèle plus coquette que jamais, se dessinant une silhouette pulpeuse à la taille profondément marquée, et aux imprimés champêtres.

C’est ainsi que la collection sera baptisée « New Look » par le diable s’habille en Prada de l’époque, la célèbre rédactrice en chef Carmel Snow.

Et c’est finalement à cet instant où la mode, et plus précisément la haute couture prend véritablement un sens.

Les noms de Maisons parisiennes qui touchent à la célébrité se suivent mais ne se ressemblent pas.
Chanel, Schiaparelli, Balenciaga, Balmain, Dior, Givenchy, Cardin… et tant d’autres.

A travers ces célèbres patronymes résonnent en opposition luxe, élégance et avant-gardisme. Une pièce après l’autre, on reste sans voix devant ce courant que l’on a manqué.

Mais le réel clin d’œil de cette expo – en jeune modeuse du 21e siècle, est sans aucun doute la redécouverte de ce que l’on étiquette vulgairement de « in », « hype », des « nouvelles tendances à suivre » et qui – ô grande surprise – faisaient déjà fureur 60 ans plus tôt (le pull imprimé tête de chat de Fath, les imprimés fausse couture Hermès sur sa robe d’été Hermeselle… entre autres).

En clair, ce sont près de 100 pièces mythiques et toute l’histoire qu’elles nous racontent que le Palais Galliera nous offre sur un plateau. Comme toujours, la mise en scène est somptueuse, élégante et hors du temps avec des extraits vidéo d’époque qui nous laissent ébahies et amusées.

Le blason d’une France capitale de la mode est enfin redoré, notre amour pour la couture… apaisé.

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